Les petits papiers de Magali

Musique. Petites histoires aussi croustillantes qu'insignifiantes. Coups de coeur/gueule/fourchette/pelle/etc. Récits délicieux d'une vie passionnante (haha). Bienvenue ici, croquantes et croquants.

01 novembre 2007

Les femmes de Mucha

Alors, on situe vite fait : Alfons Mucha est né en 1860 en Moravie (actuelle République Tchèque), et est mort à Prague soixante-dix neuf ans plus tard.
C'est LE peintre du style Art Nouveau. Et il a travaillé sur des dizaines de supports différents, en République Tchèque, mais aussi en France et aux Etats-Unis : Des panneaux muraux. Des affiches de théâtres ; des timbres ; des bijoux. Des sculptures et des billets de banque. Des paquets de cigarettes et des pubs pour Lu et Moët et Chandon.

Et sur tous ces supports, son oeuvre est toujours un hommage à la Femme.

Elles sont toujours magnifiques, les femmes de Mucha. Elles ressemblent  à la Naissance de Vénus de Boticelli : longs cheveux ondulés, corps voluptueux. Mais elles sont aussi Pin-up, ou Femmes fatales de film noir, aux contours précis de bande dessinée. En fait, elles ont toujours l'air de déesses, à la moue fière et hautaine. Couronnées de fleurs, parées de bijoux magnifiques, elles sont comme protégées par de grandes arabesques.


Gismonda_1894L'affiche pour Gismonda, en 1894, avec Sarah Bernhardt. Le début d'une longue collaboration et de la gloire pour Mucha...



























jobPublicité pour la marque de cigarettes Job, en 1896.
Regardez cette demoiselle : yeux fermés et lèvres
entrouvertes, crinière blonde mêlée de pierres précieuses :
Une allégorie de la sensualité. (Oui, pour des clopes.
Et alors y'a bien marqué "Liberté toujours" sur les
paquets de gauloises... )














fem2La femme allongée... Une lumière dorée, un chignon négligé, des draps en désordre qui suivent la courbe d'une hanche ronde... Grr... A votre avis, le soleil, il se couche ou il se lève?






calsav1897Publicité pour la savonnerie de Bagnolet.
Pour le coup, ce n'est plus Vénus, c'est
le casque d'Athéna ! Oui, mais ciselé avec
amour, oui, mais serti de pierres précieuses...
Et ce petit air arrogant... C'est presque
trop pour une pub pour du savon.













much_bracEt pour finir, les bijoux de Mucha.
On dit rien on admire (d'façon tu peux pas test :p)

















much_colRaah cette finesse ! Ces petites feuilles,
ces petites perles, ces petits entrelacs ! (J'arrête,
on dirait une pub Spécial K...)
















Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site de la Fondation Mucha, et si vous allez à Prague, faites y un petit tour pour moi :)


 

Posté par Mirliflume à 20:40 - Iiirk (ou tout ce que j'aime) - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


08 octobre 2007

I open at the Close

Je sais, je sais, il est un eu tard pour parler de cette petite merveille (quoique si je n'm'abuse, la version française sort in a few days...)

slytherin_locket

Les afficionados auront reconnu notre ami Harry... Ah, Harry. On a grandi ensemble lui et moi depuis qu'à l'âge de 10 ans on m'a offert un bouquin qui ne m'inspirait pas, mais alors pas du tout... Résultat des courses, j'ai attendu chaque tome avec fébrilité et c'était un peu comme si, moi aussi, je rentrais chaque année à Poudlard. Pour vous dire, l'été avant la sixième, j'étais absolument persuadé que je recevrais moi aussi la fameuse petite lettre. Bon, j'ai perdu un peu de cette douce cingléitude mais à chaque nouveau volet c'est pareil : je m'envole loin des moldus :)

Si j'écris cet article, c'est parce que l'autre jour, en plein cours sur Dostïevski ("vous mé lirrez les houi cent soixante dix pach pourrr dans dieux sémaines" -ma prof est russe), je me suis prise à "fredonner" cette petite phrase -I open at the Close- (les courageux qui ont lu la version grand-brittone comprendront, les autres pchut! Je ne vous dévoilerai pas le why du how). Pourquoi celle-là ? Je sais pas, mais elle m'émeut. Ce dernier tome m'a ému. J'ai tremblé, j'ai ri et j'ai -presque- pleuré, alors c'est peut-être niais mais même maintenant des mois plus tard en plein cours de littérature russe je continue à me blottir dans cette histoire bizarre et merveilleuse.

Madame Rowling laissez moi adresser mes sincères félicitations à votre cerveau qui a imaginé tout ça, malgré toutes les critiques qu'on peut faire (trop pour les enfants, pas assez pour les enfants, trop commercial, trop facile...) Je ne suis peut-être pas une bonne critique vu que je suis totale béate (et puis ces livres ont fait à ce point partie de mon enfance que je pourrais difficilement les renier) mais je suis sûre d'une chose : je vais garder mes vieux Harry Potter cornés pour pouvoir les faire lire à mes enfants quand j'en aurais. C'est très bâteau ce que je vais dire et ça vole pas haut du tout mais que voulez-vous, c'est vrai, Madame Rowling, vous m'avez ensorcelée :)

Posté par Mirliflume à 19:19 - Iiirk (ou tout ce que j'aime) - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

14 juin 2007

Dieu me tripote

Le tome 7 du Journal de Georgia Nicholson est sortiiiiiiii !

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Je vais pouvoir hurler de rire comme à la lecture de chacun des livres de la série que je lis depuis que j'ai 14 ans !
Youhou!
Trop le super...

Je m'y mets dès demain et surtout, puisque je suis trop impatiente, je vais tenter de dévorer le tome 8, d'ores et déjà sorti chez nos amis Grands-Brittons !

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Posté par Mirliflume à 20:21 - Iiirk (ou tout ce que j'aime) - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

13 juin 2007

Le Magasin des Suicides...

su"- Le Magasin des Suicides, j'écoute !
Mme Tuvache, en chemisier rouge sang, décroche le téléphone et demande de patienter : " Ne quittez pas, monsieur", tout en rendant sa monnaie à une cliente aux traits décomposés par l'angoisse. Celle-ci s'en va, portant un sac d'emballage biodégradable sur lequel on peut lire d'un côté :
Le Magasin des Suicides et de l'autre : Vous avez raté votre vite? Avec nous vous réussirez votre mort ! Lucrèce salue la cliente : "Adieu, Madame" puis reprend le combiné."

C'est un livre de Jean Teulé, chez Juillard.

Il raconte l'histoire d'une famille qui possède un petit commerce de quartier. Non ce n'est pas "tout ce qu'il y'a de plus normal" parce que vous l'aurez compris, cette "épicerie de la mort" vend toutes sortes d'ingrédients pour se suicider - du tout bête sac en plastique à se mettre sur la tête au sabre de seppuku en passant par la pomme empoisonnée, tout ce qu'il faut pour "satisfaire" la clientèle...
Malheureusement, le dernier né des Tuvache, propriétaires de la boutique, possède une joie de vivre et un sourire que rien, pas même le journal télévisé, ne permet d'effacer. La famille est désespérée. Encore plus.

C'est un bouquin étonnant. L'humour y est acide et mordant, délicieux. Il est entrecoupé de passages plus lyriques, c'est assez bizarre. Il est difficile de dire si ce livre a vocation d'être drôle ou poétique. En tout cas, Teulé se sert habilement des situations macabres que peut amener un "Magasin des Suicides" pour nous faire rire, et écrit finalement un roman plein de gaieté. Mais l'histoire reste très prévisible et la fin un peu niaise.

Posté par Mirliflume à 09:40 - Iiirk (ou tout ce que j'aime) - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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