Les petits papiers de Magali

Musique. Petites histoires aussi croustillantes qu'insignifiantes. Coups de coeur/gueule/fourchette/pelle/etc. Récits délicieux d'une vie passionnante (haha). Bienvenue ici, croquantes et croquants.

13 novembre 2008

De l'usage de la traînardise éléphantesque

Ouioui.

Un état que je ne saurais nommer autrement.
Vous connaissez ça, sans doute. Le matin, vous vous dites "Yipee, je suis vraiment super motivée à faire ma disserte sur Edmond de Goncourt et mon exposé sur le premier chapitre de Nana" (gloups, ça sent le vécu) "je vais prendre ma douche et mon petit déjeuner, et ensuite, je profiterais de ce merveilleux jour férié pour travailler gaiement !"

Douche OK (enfin bain avec magasines)

Petit-Déjeuner très très OK même.

Après... Oh tiens si je fumais une cigarette/trainais sur internet/jouais au solitaire/et au démineur/appelais une copine/mangeais/ah merde il est déjà deux heures de l'après-midi.

A partir de là, la méthode Coué ne fonctionne plus, et il ne reste plus en vous que ce que j'appelerais "l'amorphe mouvante". Le principe est très simple : Cela consiste à se traîner d'une pièce à l'autre en mâchant du chocolat de préférence, à se sentir lourde et tellement inutile que le seul qualificatif qui me vient à l'esprit est "plof" (ce qui ne veut rien dire, c'est bien ce que je me tue à vous expliquer : vous ne servez à rien). Voilà, vous êtes passés de la phase à "je ne travaille pas mais j'ai des excuses, je fais des trucs vitaux et rigolos à la place" à "je ne travaille pas, je ne fais rien, je vous emmerde".

En général cet état se débloque juste avant le brossage de dents (quand il est l'heure de dormir)

Bon bref, si je vous raconte tout ça, c'est parce que je me demandais : Vous en avez vous des méthodes pour sortir de la Traînardise Eléphantesque ? Non parce que ça devient pesant ^^

Sur ce, je vous laisse : J'ai (devinez quoi) : une disserte sur Goncourt et un exposé sur Nana à rendre mardi...

DSCF4226

Photo (HS) : Marseille, quartier du Panier, décembre 2007

11 novembre 2008

MAUS

MAUS, oui, d’accord, rien de très nouveau. Une BD traduite en 18 langues, pour laquelle Art Spiegelman, son auteur, a reçu le prix Pulitzer en 1992 (merci Wikipedia), ça ne passe quand même pas siii inaperçu que ça. Bon oui OK mais vous l’aviez lu vous ? Parce que moi non.
Et voilà une entrée en matière aux petits oignons pour justifier le thème de mon petit papier d’aujourd’hui. (Je ne sais pas pourquoi je me justifie d’ailleurs, j’ai genre zéro lecteurs, donc…)


maus_cover1


Bien, alors autant vous dire que déjà, avec une couverture pareille, on ne passe pas inaperçu dans le TER ligne Strasbourg-Sarreguemines (ah ces voyages en train…), c’est certain. Mais au diable Mme Truckmuschmitt en face de moi dans le train qui regardait d'un air dubitatif la tête-de-chat-croix-grammée ; MAUS m’a glacé et mangé toute crue.

C’est l’histoire d’Artie. Il est né en 1948, juste après la guerre, de parents juifs, qui ont survécu à la Shoah. Alors qu’il a tout juste 20 ans, sa maman se suicide. Quelques années plus tard, il décide de dessiner l’histoire de la vie de ses parents, au rythme d’entretiens, parfois un peu chaotiques, avec son père, qu’il enregistre tant bien que mal.

Art Spiegelman dessine des animaux. Des juifs-souris, des allemands-chats. Des polonais-cochons et des américains-chiens. Et il raconte l’histoire de son père, une histoire singulière qui fait partie du destin de tant d’autres personnes. Cette histoire, si dure, si inouïe, a fait dire à certains, après 1945, l’impossibilité de parler, comme Theodor Adorno, qui écrivit « C’est une barbarie d’écrire le moindre poème après Auschwitz ».
Mais Spiegelman fait partie de la génération d’après, l’héritière douloureuse, celle qui ne peut pas savoir et cherche à comprendre. Ses animaux lui permettent de faire quelque chose d’impossible : raconter la Shoah en BD. Rapporter le témoignage de quelqu'un qui a vécu Auschwitz. En noir et blanc, en dessin. Le résultat n’en est pas moins remuant ou moins dur – c’est peut-être même le contraire…
 On est émus et en colère, on souffre, on rit même, parfois (le personnage du père devenu vieux, irascible et radin, avec son drôle d’accent, est à la fois très drôle, agaçant et très touchant) – et quand on arrive à la fin du deuxième tome, après être passés par toute une guerre, et toute une palette d’émotions, on a un choc – une photo.
Pas une de ces photos pleine de barbelés et de corps décharnés, non. Simplement Vladek Spiegelman, le père d’Artie, à la fin de la guerre, « déguisé » en prisonnier pour la photo, très beau. Une vraie photo. Et c’est cette photo toute simple – presque une photo d’identité, qui nous fait prendre conscience que ces souris et ces chats ont vraiment existé. Existent toujours, sous d’autres aspects. 

Maus_un_Survivant_Raconte_Tome_2

 

Du coup, finalement, ça valait le coup de subir des regards outrés dans le TER Strasbourg-Sarreguemines.

Maus. Un survivant raconte Tome I et II, Art Spiegelman, 1992, chez Flammarion

Posté par Mirliflume à 15:38 - Littérature (je suis snob) - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

08 novembre 2008

Mamma mia ! Here I go again...

Je reprends du service.


Pour peu que je trouve des choses à raconter et des yeux pour me lire, me revoilà, machiavélique pourfendeuse de la société de consommation envers et contre tout pour le meilleur et pour le pire last but not least on the road, again, que du bonheur. Tremblez bourgeois !*


*Je rigole, hein. Je suis juste, de nouveau.

Danemark_2008__357_

Skanderborg, Danemark, avril 2008 - Photo Maxime

Posté par Mirliflume à 18:14 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

02 avril 2008

Mais ils sont tous à droite !

Et pas moi. Enfin, je crois... Parce qu'autant ces derniers temps j'étais un peu dans l'euphorie genre "les français se réveillent, wouhou", autant là je sais pas mais j'ai l'impression que tout se casse la figure comme... comme une étagère IKEA, et que tous les gens que je rencontre, côtoie, lis, ou ceux dont j'entends parler, sont des gros sarkozystes en puissance. Mais ils ont pas ouvert les yeux ou alors c'est moi qui comprends pas, qui me plante totalement, qui m'enferme dans un petit nuage d'illusions roselettes, qui ... ?

Vous me direz heureusement que les opinions divergent, sinon on s'ennuirait, mais j'ai l'impression d'être dans un espèce de cauchemar bizarre où dès que quelqu'un ouvre la bouche, il en sort une énormité bien de droite qui équivaut à "BONJOUR JE VOTE SARKOZY" et ça me met tellement mal à l'aise que je suis incapable de débattre ou de polémiquer parce que JE NE COMPRENDS PAS. Le pire, c'est pas le gros stéréotype du "connard de droite" (il y a aussi le connard de gauche) que tu sais que de toute façon vous n'avez rien en commun, non le pire c'est les gens par ailleurs charmants et que t'apprécie et qui te sortent ça comme un cheveu sur la soupe ; vraiment, c'est désagréable. (Bien sûr, on est pas obligé d'avoir que des amis de gauche si on a voté PS mais c'est toujours déroutant de s'apercevoir que des gens qu'on pensait, en bonne bête humaine, être comme nous... ne le sont pas. ^^)

Enfin, dites-moi qu'on est d'accord, notre Omniprésident est vraiment nul, non ? (oui un peu bref niveau argumentatif mais je cherche à convaincre personne, je cherche les gens comme moi [ouh la vilaine sectaire])

Signé GG (Grosse Gauchiste).

CIMG1024

Le fond de la piscine, Miniature de Dan Olhmann, Lyon, Mars 2008

Article pétage de plombs, les quelques personnes qui me lisent comprendront, j'ai eu un partiel d'ancien français tout à l'heure et ce fut moultement usant. D'ailleurs les quelques personnes qui me lisent (genre Maman, ma soeur, Elsa, et Lucie) sont des GG aussi, elles seront de toute façon d'accord avec mon point de vue donc je m'en fous ^^

Posté par Mirliflume à 16:03 - Actualité - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

17 mars 2008

Lundi matin.

DSCF4057

Tartine et café qui barbouillent l'estomac, voiture, gare, train. Déjà toute une histoire : Prendre son billet au guichet automatique, avec plein de gens impatients derrière, une carte bleue au fond du portefeuille lui-même au fond du sac, pluie battante, destination strasbourg carte 12-25 1 personne 2ème classe aller simple valider non pas de ticket. Déjà ça, ça fatigue pour la journée.

Ensuite après le petit crouinch crouinch du compostage, hop hop on court sur le quai B (à obermodern, il n' y a que deux quais. Le A et le B) et là c'est l'horreur parce que le lundi matin à 7h il y a TOUT votre ancien collège qui est là aussi. Eux aussi ils font leurs études à Strasbourg. Et en général à 7h, surtout un lundi, on a quand même bof envie de dire bonjour à qui que ce soit et surtout pas à Machinette qui était à côté de vous en maths en sixième A. Mais si "salut ça va lol" le 5 février 2001 dans votre agenda c'était elle. Bref.

En fait, Machinette, ça fait toujours un petit pincement au coeur de la voir de loin comme ça avec son sac verni et ses petites bottines à talons. On a un peu envie de l'engueuler et de lui dire qu'elle trop jeune pour s'habiller comme ça, parce que même si elle a vingt ans comme nous hé bien pour nous elle est toujours en sixième A.

Le train arrive tout le monde se bouscule mais pourquoi faut-il que tout le monde prenne ce foutu train de 7h etc, ouf deux places de libre (d'ailleurs c'est toujours les places qui sont face à deux autres places qui sont libres, preuve que les gens DETESTENT se voir, se parler, et surtout le lundi), bref moi je m'en fiche tout ce que je veux c'est être à côté de mon papa, comme d'habitude on va parler de politique (encore plus en ce lendemain d'élections) et on va voir de la haine dans les yeux des gens parce que les alsaciens DETESTENT parler de politique, surtout le lundi. Matin.

Là dans le train en face de moi il y a une petite rouquine qui dort avec son abonnement SNCF dans la main et déjà ça, ce bout de papier plastifié, ça raconte une histoire. Les matins embués se lever tous les jours à 5h le paysage toujours le même qui déééééfile la voiture le train le tram le bus et la sensation en arrivant enfin à destination d'avoir accompli la moitié du but de la journée. Mais peut-être que je m'emballe et qu'elle ça lui va très bien. Un peu trop tendance à toujours imaginer des histoires à la Germinal.

Tundundun mesdames et messieurs vous êtes bien arrivés en gare de, etc... Et là il faut dire aurevoir à Pôpô, descendre touuus les escaliers jusqu'à tout en bas où la foule enragée indique que vous êtes bien sur le quai du tram. Tutut avec la badgéo et on se bat comme on peut pour rentrer (nous c'est à dire moi mon sac de cours ma housse de PC et mon sac d'habits) dans ce foutu Tram D-ARISTIDE BRIAND. Et là c'est le meilleur moment, parce que c'est le moment où je deviens strasbourgeoise, quand on sort du tunnel. C'est toujours là, et ça dure jusqu'au vendredi soir. A partir de là, le truc rigolo c'est encore d'imaginer des histoires sur les gens. Déjà les gens ils sont pas beaux dans la lumière du lundi matin. Ils ont l'air en carton. Mais par exemple, elle, elle doit avoir tout juste 18 ans, ses yeux sont encore enfantins même si elle a mis trois tonnes de khôl et dans son énorme valise violette, on devine les jeans bien repassés, les petits plats dans les tupperware avec les jours de la semaine marqués dessus, et puis bien planquée sous des couches et des couches, la petite peur hebdomadaire d'être toute seule.

Y'a elles aussi, qui sont pas mal. Elles sont trois et il y en a une qui a les cheveux noirs en pétard avec en dessous, des petites queuqueues de rat couleur "Radioactive" rose. Evidemment les deux autres ont des franges. Ecole de coiffure.

Mon arrêt. Traverser la route "en dehors des clous" (quels clous d'ailleurs) parce que c'est plus rapide, clés mais où elles sont ces putains de clés, ascenseur, reclés, blam les sacs jetés par terre, maison, maison. La semaine peut commencer.

Photo : Marseille, station Sainte Marguerite-Dromel, décembre 2008.

Posté par Mirliflume à 08:49 - Mes P.P. (passionnantes pérégrinations) - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

15 novembre 2007

Démocratie?

Je vous avoue que là je suis un peu perdue.

On va vers la fin, sinon l'affaiblissement du service public. Je déteste le gouvernement et leur manière dure. Dati, Pécresse, Sarkozy, Hortefeux et tous les autres. La France va pas bien et en bons français, on râââââââle.

Alors y'a plusieures choses : Si déjà on râle, râlons tous ensemble. Ma-ni-fes-tons. Tous ensemble pas contents.

Ensuite, la SNCF. Le problème c'est que les grèves sont parfaitement impopulaires, et mine de rien, même en tant que "sale gauchiste de merde" je comprends les gens. Pourquoi ils font pas les trains gratuits (^^) plutôt que de pas les faire marcher ? Les gens seraient contents et ça emmerderait les bonnes personnes (bon, ok, un peu utopique).

Les universités. Bon là je suis à fond pour la mobilisation contre la loi Pécresse (je suis en lettres donc ça m'étonnerait que Peugeot ou l'Oréal financent mes études plus tard ^^) mais par contre, le blocage, c'est quand même hyper délicat. Si toutes les universités de France étaient bloquées, de manière légitime (c'est à dire avec une vraie majorité pro-blocage) là ça servirait à quelque  chose. Mais à Rennes II par exemple, la fin du blocage a été votée par une grande majorité et pourtant ça continue. Est-ce que c'est légitime ça? Non, ça décrédibilise le mouvement étudiant, on a l'air de gros glandeurs, comme d'habitude. Et Pécresse de renchérir "Il faut faire la différence entre les syndicats étudiants qui tous les jours discutent avec moi dans le calme et les bloqueurs qui utilisent la manière forte mais que je ne vois jamais nianiania"... Ah oui ça aussi. Il faut que les gens arrêtent de faire l'amalgame entre "syndicats étudiants" et "étudiants". Je suis pas syndiquée, moi. J'ai pas envie de l'être. Et y'en a énormément dans mon cas, qui pourtant sont archi-contre cette loi.

Donc voilà, je sais pas quoi faire. J'ai l'impression que pour nous étudiants, la seule chose à faire pour le moment qui serait vraiment légitime c'est d'aller manifester, et avec le reste du service public. (Notamment le 20 novembre, 10h30 place Kléber pour Strasbourg je crois).

Mais ce qui est sûr c'est que M. Sarkozy veut les grèves. Pour montrer que lui, il ne cèdera pas comme Villepin pour le CPE (quelle mauvaise foi entre parenthèses). Et à l'heure qu'il est il doit se frotter les mains tant ces grèves sont impopulaires. Donc la bataille (si le mouvement n'est pas tué dans l'oeuf) va être longue et difficile, et dans tous les cas, je crois qu'on est dans l'excrément jusqu'au cou.

Et moi au milieu de tout ça... J'écris ces quelques lignes décousues pour tenter de faire le point, et je suis pas vraiment avancée au final ^^...

Posté par Mirliflume à 16:36 - Actualité - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

01 novembre 2007

Les femmes de Mucha

Alors, on situe vite fait : Alfons Mucha est né en 1860 en Moravie (actuelle République Tchèque), et est mort à Prague soixante-dix neuf ans plus tard.
C'est LE peintre du style Art Nouveau. Et il a travaillé sur des dizaines de supports différents, en République Tchèque, mais aussi en France et aux Etats-Unis : Des panneaux muraux. Des affiches de théâtres ; des timbres ; des bijoux. Des sculptures et des billets de banque. Des paquets de cigarettes et des pubs pour Lu et Moët et Chandon.

Et sur tous ces supports, son oeuvre est toujours un hommage à la Femme.

Elles sont toujours magnifiques, les femmes de Mucha. Elles ressemblent  à la Naissance de Vénus de Boticelli : longs cheveux ondulés, corps voluptueux. Mais elles sont aussi Pin-up, ou Femmes fatales de film noir, aux contours précis de bande dessinée. En fait, elles ont toujours l'air de déesses, à la moue fière et hautaine. Couronnées de fleurs, parées de bijoux magnifiques, elles sont comme protégées par de grandes arabesques.


Gismonda_1894L'affiche pour Gismonda, en 1894, avec Sarah Bernhardt. Le début d'une longue collaboration et de la gloire pour Mucha...



























jobPublicité pour la marque de cigarettes Job, en 1896.
Regardez cette demoiselle : yeux fermés et lèvres
entrouvertes, crinière blonde mêlée de pierres précieuses :
Une allégorie de la sensualité. (Oui, pour des clopes.
Et alors y'a bien marqué "Liberté toujours" sur les
paquets de gauloises... )














fem2La femme allongée... Une lumière dorée, un chignon négligé, des draps en désordre qui suivent la courbe d'une hanche ronde... Grr... A votre avis, le soleil, il se couche ou il se lève?






calsav1897Publicité pour la savonnerie de Bagnolet.
Pour le coup, ce n'est plus Vénus, c'est
le casque d'Athéna ! Oui, mais ciselé avec
amour, oui, mais serti de pierres précieuses...
Et ce petit air arrogant... C'est presque
trop pour une pub pour du savon.













much_bracEt pour finir, les bijoux de Mucha.
On dit rien on admire (d'façon tu peux pas test :p)

















much_colRaah cette finesse ! Ces petites feuilles,
ces petites perles, ces petits entrelacs ! (J'arrête,
on dirait une pub Spécial K...)
















Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site de la Fondation Mucha, et si vous allez à Prague, faites y un petit tour pour moi :)


 

Posté par Mirliflume à 20:40 - Iiirk (ou tout ce que j'aime) - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

30 octobre 2007

Son saxo jaune connait toutes les rues par coeur.

J'adore regarder les photos de quand j'étais petite, ou, plus généralement, de quand les gens étaient petits. Les bébés toujours mignons, les vêtements "DDR style", et puis plus tard, les coupes de cheveux improbables, les énormes machines de torture (certains nomment ça "appareils dentaires", je réfute cette appellation), les photos de classe ("Tu te souviens celle-là? Quelle allumeuse..."), les vieux copains.

Et puis il y a ceux qui ne sont pas nos copains mais qu'on a l'impression de connaître, alors c'est toujours émouvant et parfois un peu triste de les voir tous jeunes et innocents :

Vous avez ceci :

vanessa_paradis_divine_idylle_4

Bon évidemment la grande classe, très 2007, tout ça. Mais c'est attendrissant de se rappeler le joli papillon à l'époque de Joe le Taxi, il y a tout pile 20 ans. (Ah, tiens, ben j'étais pas née. Pourtant je me rappelle avoir écouté cette chanson moultes fois sur l'autoradio de mon papa).

Et ça donne ça :


Vanessa Paradis Joe le taxi
envoyé par eddieaer

Ouh ! La petite chenille ! Je me demande si vraiment la mode était au sweat-shirt orange pipi - pantalon de pyjama. Par contre, si on fait une étude comparative avec le clip de Divine Idylle, on peut remarquer que :

a) Finalement sa voix est quand même vachement moins aigue maintenant.

b) Par contre elle danse toujours pareil.

Et dire qu'elle avait 14 ans ! L'âge de ma petite soeur aujourd'hui ! Pff, ça nous rajeunit pas tout ça.

Bon, nous disions... 1987. Encore un petit bond dans le temps pour...

sylvie_vartan_reference

Sylvie Vartan !
Bon, moi Sylvie je suis pas fan hein. Mais alors pas du tout. Par contre quand j'ai vu ça...



Sylvie Vartan - Panne d'essence
envoyé par gotti57

J'ai craqué ! La petite moue, la petite coupe à la garçonne, la voix suraïgue et je vous l'accorde, absolument insupportable... C'est a-do-ra-bleu. La petite Sylvie n'avait à l'époque (nous sommes en 1961) que seize ans, ce qui explique qu'à l'époque on pouvait lui faire chanter n'importe quoi... Quoiqu'elle n'a pas particulièrement évolué niveau répertoire en prenant de l'âge, mais enfin, passons.

Passon à mon chouchou : Renaud. Oui ben c'est là que le bas blesse. Il a vieilli le Renaud, même si je l'aime toujours autant (quand je vous disais qu'on avait tendance à les prendre pour nos potes)... Tout le monde sait à quoi il ressemble maintenant, même s'il s'est un peu remplumé,

renaud

Mais rappelez-vous, en 1975...

Renaud 1er TV camarade bourgeois
envoyé par alber57

J'adore le petit air intimidé et en même temps tout fier d'être là... La voix nasillarde et mal assurée... Le magnifique pantalon-short blanc-pattes d'éph... Et puis les paroles trèès recherchées... N'empêche. C'est mon préféré.

Posté par Mirliflume à 17:21 - Musique - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

29 octobre 2007

Wonderful Conversations

200561332_001


A la fac, il y a un endroit qui sert véritablement de forum de discussion. Un endroit où, en tout anonymat, on peut laisser s'exprimer son lyrisme ou sa colère. Sondages politiques, poèmes, philosophie et insultes s'y cotoient...
Non, mesdames et messieurs, ne vous méprenez pas : je ne vous parle pas d'un blog, d'un chat ou autres interneteries, ni même d'une cafétéria ou d'une boite à idées.
Non, je parle bien des toilettes.
Heureu(se) qui va soulager sa vessie entre deux cours, car elle ne s'ennuira pas. Je me suis toujours demandé pourquoi il y avait tellement de queue devant les toilettes des filles, maintenant j'ai compris : on y reste longtemps, tant on est absorbé par le décryptage des murs couverts de griffonnages au marquer et au tipex.
Si dans 300 ans, un ethnologue s'intéresse à notre civilisation, il faut absolument qu'il tombe sur des toilettes d'université, il en apprendra bien plus que dans n'importe quel autre endroit.
C'est qu'il y a vraiment des petites perles :

La fibre poétique (et un peu engagée, je vous rappelle que je parle d'une université de sciences humaines, hein) :
"Les soupirs de la Sainte
Et les cris de la Fée
Ne sont plus entendus
Au banquet des banquiers..."

Les conseils entre filles
"Vous avez aussi super mal au bide pendant vos ragnagnas ?
- Un conseil : Boi
s beaucoup d'eau."

Les débats politiques :
"Atatürk était PD
- Pédette toi-même sale homophobe
- Vive les Turcs !
- J'suis pas homo
phobe j'aime pas les dictateurs
- Alors t'es raciste contre les Turcs !"

Les sondages :
"Pour qui allez-vous voter ?" suivi de la liste des candidats avec évidemment toujours les petits commentaires de côté ("facho", "tu veux retourner sous Staline?", "Arracheur de maïs", "Pouffiasse"... - Jeu : relie les qualificatifs à leurs candidats...)
Ou, plus léger : "Qui trouve que la linguistique c'est chiant ?"
"Moi"
"Moi"
"Moi aussi"
"Et moi donc !"

Les innombrables :
"Stéphane je t'aime"
"Christophe je te kiff grave"
"Mélanie ma chérie, je te love pour la vie", etc... etc...

Les rebelles :
"Fuck l'élite j'en ferais jamais partie"
"L'optimisme est l'opium des cons"

Les philo-spirituo-métaphysiques
"Si Dieu existe, faut qu'il ait une bonne excuse"
"- Il n'a pas d'excuses il a des explications, tant pis si tu ne peux les entendre..."


Les pas très gentils :
"Vanessa, le caca"
(je censure hein :)

Et, le meilleur pour la fin, les pratiques :

"Si vous voulez pas vous asseoir sur la cuvette c'est votre problème mais SVP, arretez de foutre de la pisse partout !!! ET LA PROPRETE ???"

J'adore.






Posté par Mirliflume à 19:35 - Listes (parce c'est trop in, les listes) - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

12 octobre 2007

Rocky Balboa

Sylvester_Stallone___Rocky_III_Photograph_C12150466

Moi Madame, je tiens mes bonnes résolutions, hé ouais. Hier c'était piscine et aujourd'hui tadzammm ! Premier cours de boxe anglaise. Bon c'était plutôt mal barré, Adèle et moi ayant loupé les deux premiers cours, mais cette fois-ci, on s'est fait violence : LE SPORT C'EST LA SANTEEEE (hahahahahhahahahahaha)
Donc, 19h00 le cours commençait 18h48 on savait toujours pas OU était ce foutu gymnase. En plus, on est passées devant une boulangerie. Alors là ça a fait tilt dans ma tête : J'AVAIS PAS PRIS MON GOUTER !
Un pain au chocolat et une demande de chemin plus tard (le type nous a répondu : "Ben, arrêtez le sport" merci pour les encouragements ) on trouve enfin ce p** de gymnase. Première impression : Erk, ça sent l'effort physique ici.
Gros fou-rire dans les vestiaires, ça faisait moultes années qu'on avait mis ni jogging ni basket.
Hop ! Sur le ring ! (enfin dans la mini-salle de combat à cinquante)
Le prof est bizarre, il s'admire en donnant des coups de poing dans le vide en direction du miroir mais enfin passons. C'est un prof de sport et dieu sait que ces gens-là sont particuliers.
Hein ? Quoi ? Courir autour de la salle ? Comment ça courir ? C'est émouvant, c'est un geste que j'avais totalement oublié. Bon, maintenant, courir... en donnant des coups de poing dans le vide. Décidément, c'est une obsession. Je me suis jamais sentie aussi ridicule de toute ma vie mais bon allez, je le fais.
(C'est quand qu'on cogne ?)
Je passe sur le reste de l'échauffement, talons-fesses et compagnie, viennent les exercices.
"Vous vous mettez à deux, l'un pare, l'autre frappe, gauche-droite gauche-droite !"
Vas-y Adèle, tape, pense que c'est A. ... Aïe. Non en fait ne pense pas.
Trois siècles de crochets, directs du gauche, sueur et crachage de poumons plus tard, c'est le tour des combats.
Cool ! C'est maintenant qu'on cogne !
Ca tourne vite en chamailleries de filles ponctuées de petits cris rageurs, pour un peu on se tirerait les cheveux...
De temps en temps on s'arrête pour observer d'un air méfiant et le plus distant possible (géographiquement parlant) les vrais boxeurs en protège-dents qui se tapent vraiment dessus...
Il reste dix minutes, le prof demande qu'on s'allonge sur des tapis. Adèle et moi on se regarde d'un air ravi, on pense réconfort après l'effort, relaxation, vent qui souffle dans les cheveux etc etc.
Ben non.
Ben non, parce qu'après l'effort, l'effort.
Séries de pompes, d'abdos, de pompes et puis tiens ! Encore d'abdos...
A l'heure où je vous parle, je suis très fière de moi, j'ai pas trop de courbatures héhé...
Héhé...
Ah.
Il paraît qu'en fait, ça vient le surlendemain.
M'en fous, dans 6 mois vous m'appelerez Mikette Tyson, l'arracheuse d'oreilles.

Posté par Mirliflume à 13:47 - Mes P.P. (passionnantes pérégrinations) - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



Page suivante »