Les petits papiers de Magali

Musique. Petites histoires aussi croustillantes qu'insignifiantes. Coups de coeur/gueule/fourchette/pelle/etc. Récits délicieux d'une vie passionnante (haha). Bienvenue ici, croquantes et croquants.

30 octobre 2007

Son saxo jaune connait toutes les rues par coeur.

J'adore regarder les photos de quand j'étais petite, ou, plus généralement, de quand les gens étaient petits. Les bébés toujours mignons, les vêtements "DDR style", et puis plus tard, les coupes de cheveux improbables, les énormes machines de torture (certains nomment ça "appareils dentaires", je réfute cette appellation), les photos de classe ("Tu te souviens celle-là? Quelle allumeuse..."), les vieux copains.

Et puis il y a ceux qui ne sont pas nos copains mais qu'on a l'impression de connaître, alors c'est toujours émouvant et parfois un peu triste de les voir tous jeunes et innocents :

Vous avez ceci :

vanessa_paradis_divine_idylle_4

Bon évidemment la grande classe, très 2007, tout ça. Mais c'est attendrissant de se rappeler le joli papillon à l'époque de Joe le Taxi, il y a tout pile 20 ans. (Ah, tiens, ben j'étais pas née. Pourtant je me rappelle avoir écouté cette chanson moultes fois sur l'autoradio de mon papa).

Et ça donne ça :


Vanessa Paradis Joe le taxi
envoyé par eddieaer

Ouh ! La petite chenille ! Je me demande si vraiment la mode était au sweat-shirt orange pipi - pantalon de pyjama. Par contre, si on fait une étude comparative avec le clip de Divine Idylle, on peut remarquer que :

a) Finalement sa voix est quand même vachement moins aigue maintenant.

b) Par contre elle danse toujours pareil.

Et dire qu'elle avait 14 ans ! L'âge de ma petite soeur aujourd'hui ! Pff, ça nous rajeunit pas tout ça.

Bon, nous disions... 1987. Encore un petit bond dans le temps pour...

sylvie_vartan_reference

Sylvie Vartan !
Bon, moi Sylvie je suis pas fan hein. Mais alors pas du tout. Par contre quand j'ai vu ça...



Sylvie Vartan - Panne d'essence
envoyé par gotti57

J'ai craqué ! La petite moue, la petite coupe à la garçonne, la voix suraïgue et je vous l'accorde, absolument insupportable... C'est a-do-ra-bleu. La petite Sylvie n'avait à l'époque (nous sommes en 1961) que seize ans, ce qui explique qu'à l'époque on pouvait lui faire chanter n'importe quoi... Quoiqu'elle n'a pas particulièrement évolué niveau répertoire en prenant de l'âge, mais enfin, passons.

Passon à mon chouchou : Renaud. Oui ben c'est là que le bas blesse. Il a vieilli le Renaud, même si je l'aime toujours autant (quand je vous disais qu'on avait tendance à les prendre pour nos potes)... Tout le monde sait à quoi il ressemble maintenant, même s'il s'est un peu remplumé,

renaud

Mais rappelez-vous, en 1975...

Renaud 1er TV camarade bourgeois
envoyé par alber57

J'adore le petit air intimidé et en même temps tout fier d'être là... La voix nasillarde et mal assurée... Le magnifique pantalon-short blanc-pattes d'éph... Et puis les paroles trèès recherchées... N'empêche. C'est mon préféré.

Posté par Mirliflume à 17:21 - Musique - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


01 juin 2007

SövözÖ et rock'n'roll

Vous faites quoi la deuxième semaine du mois d’août ?

Vous ne savez pas ? Rendez-vous sur l’île d’Obudai, à Budapest, Hongrie.

Le Sziget Festival de Budapest (8 jours, 400000 personnes, 20 scènes, 400 concerts… Non vraiment, ça vous dit rien ?) y ouvre ses portes…

Petit coup d’œil à la programmation…

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Pour ouvrir les festivités, le 8 août, nous aurons droit à la pop colorée, grandiloquente et –pour certains- agaçante de notre ami anglais Mika, sur la grande scène, pendant que sur la scène World, les douze musiciens de l’Orchestre National de Barbès nous embarqueront dans un voyage oriental (oui, je sais, Budapest c’est DEJA l’Orient). A noter également, les concerts du Ministère des Affaires Populaires – d’authentiques chtimis pour un french « hip hop musette » assaisonné d’accordéon – et des allemands de Seeed – du ragga qui fera bouger même ceux qui auront passé quatorze heures sur toutes les routes chaotiques d’Europe. Enfin, rendez-vous à la scène métal pour le spectacle de Within Temptation – les amateurs de « métal symphonique » (et ne me tombez pas dessus genre « c’est pas du métal symphonique, c’est du émométal atmosphérique/goth/heavenly voice », je vous en serai reconnaissante…), ces amateurs-là donc seront ravis.

Le 9 août, outre les concerts de Beat Assailant (Electro jazz Hip Hop), Gentleman (De l’excellent reggae, un redoublant du Sziget), Ska Cubano, et Soulfly (Un poil trop brutal pour moi mais à ce qu’il paraît c’est fait pour, et les aficionados apprécieront), la capverdienne Cesaria Evora et les touaregs de Tinariwen apporteront un peu de douceur, de poésie et d’exotisme à nos oreilles. Très attendus aussi, les Chemical Brothers (sur la grande scène, of course) et The Good, the Bad and the Queen (mon coup de cœur : Prenez notamment le leader de Blur, le bassiste des Clash, le dernier guitariste de Gorillaz, mélangez et écoutez sans plus tarder– avant d’aller les entendre en live. Moi, je palpite d’impatience –ça se dit, ça ?-)

Le 10 août est probablement le jour où nos jolis petits popotins vont remuer le plus : Amsterdam Klezmer Band sur la scène tzigane, le gypsy punk de Gogol Bordello sur la grande scène, les Skatalites sur la scène World – j’en connais qui vont se réveiller le lendemain avec des courbatures ! Ajoutez à ça Pink (oui, bon ok, c’est Pink, mais moi je l’aime bien, au collège j’étais fan, je voulais les mêmes cheveux roses… Et je suis vraiment curieuse de voir quelle ambiance elle arrivera à donner sur cette immense scène internationale…) et  aussi et surtout… MADNESS ! Ils ont été tant attendus au Sziget et cette année, ils sont là ! In the Middle of House !

Bon, le 11 août, nous pourrons gentiment soigner nos courbatures au théâtre devant le spectacle d’Emilie Simon… Euh non, attendez, ce n’était qu’une accalmie : Le génialissime Manu Dibango nous fera, comme l’année dernière, « groover à Budapest », les Pannonia All Stars Ska Orchestra nous feront (re)découvrir le ska à la Hongroise, tandis que dans le coin du Rock’n’roll, il y aura moult choses à voir : Pleymo (bon, ok, c’est pas tout à fait du rock’n’roll…), Nine Inch Nails et les suédois de The Hives ! Le site aura également la joie d’accueillir pour la première fois Yorgui Loeffler sur la Scène Tzigane, un alsacien s’il vous plaît !

Petite moisson pour le 12, l’occasion de découvrir de nouveaux groupes. Bon on aura quand même droit à la sublime voix irlandaise, Sinéad O’Connor, ainsi que, dans un registre plus reggae, Alpha Blondy et Babylon Circus. Et Razorlight, dont le chanteur se prétend meilleur que Bob Dylan. Razorlight que je qualifierais gentiment de « pop soupe ».

Le 13 août, on pourra danser sur le « frais gazon » devant la scène World grâce à la salsamuffin de Sergent Garcia. Ma maman à moi qui est prof d’allemand m’a investi d’une mission pédagogique : aller voir les allemands de Sportfreunde Stiller, mission que je remplirai avec plaisir. Sinon, les amateurs de voyages psychédéliques se régaleront avec Tool sur la Grande Scène…

Le 14, il y aura Leningrad. Du ska-punk russe. Je les ai vus l’année dernière, c’est très bizarre : Un rythme punk avec des cuivres et surtout, surtout, un énorme bonhomme affalé au milieu de la scène dont le rôle semble être de roter à intervalles réguliers et de manière extrêmement raffinée. Bon, ça vaut le coup d’œil (et d’oreille)… Pour se consoler de ce monde de brutes, on pourra aller voir Dobacaracol, et écouter leurs jolies chansons et leur doux accent québécois. A voir aussi : Juliette and The Licks sur la grande scène.

Liste non exhaustive bien entendu : Le Sziget, c’est fait aussi et surtout pour découvrir. Au détour d’un chemin, on peut très bien tomber sur trois flûtes et un tambour qui nous feront danser jusqu’au bout de la nuit. Et puis, les concerts –tout formidables qu’ils soient !- ne représentent qu’une partie de la vie sur le site… Il y a sur cette île merveilleuse, pêle-mêle, des dizaines de bars et de discothèques, un cinéma, une piscine, des mets de tous les pays du monde,  des ateliers en tous genres (vus l’année dernière : « Essayez un fauteuil roulant », « Apprenez les tresses africaines ») des cours de danse et même une tente des mariages ! L’ambiance est indescriptible, à la fois bon enfant et tellement particulière qu’au bout d’une semaine, vous pourrez voir des types passer avec une pièce montée en canettes de Heineken ou un atelier d’expression corporelle en plein milieu de la rue (vécu), cela ne vous étonnera plus ; vous direz : c’est le Sziget.

Euh… Maintenant, il ne me reste plus qu’à prendre mon billet !

Posté par Mirliflume à 16:31 - Musique - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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