18 septembre 2007
Stop that train, I wanna get off...
Mercredi 12 septembre. J'arrive en gare de Lyon Part-Dieu et, en âme prévoyante et organisée, je décide de me préoccuper im-mé-dia-te-ment de mon billet de retour. Je veux rentrer vendredi, il faut que je me dépêche pour avoir une place. Le gentil automate m'annonce triomphalement qu'avec ma carte 12-25, la 1ère classe me coûte moins cher que la 2ème !
Va pour la première classe. Je m'en vais, satisfaite.
Le lendemain, un jeudi si vous suivez, je me balade avec Joana dans Lyon quand je suis frappée par une date sur un panneau publicitaire. Flash : J'ai pris mon billet pour le samedi, et pas pour le vendredi...
Je vais changer mon billet (et ma supaire première classe), évidemment c'est trop tard pour une réservation.
Le jour J, je me pointe sur le quai, on dirait qu'il y a un match de rugby à Strasbourg tellement y'a de monde... Un contrôleur regarde mon billet et aboie "Pas de réservation, pour vous c'est debout mademoiselle !".
Je passe la première demi-heure coincée entre deux wagons, vaguement assise par terre, mes grandes pattes empêchent la populace de circuler (en même temps, qu'est-ce qu'ils ont à circuler ? Moi si j'avais une place assise, j'éviterais de la lâcher...)
Soudain, j'aperçois une place de libre ! C'est trop beau pour être vrai, me murmure mon popotin soulagé. "Tais-toi et profite", je rétorque. Aaaah... Je vais enfin pouvoir lire plus de deux lignes de mon cher petit roman à la suite sans entendre "Pardon.. Pardon, je veux passer..."
Sauf que... A peine deux minutes plus tard, un type se pose à côté de moi. Il a passé trois heures à écouter du rap à fond, il puait, et quand il ne faisait ni l'un ni l'autre, ce qui était rare, il tapait sur son téléphone, furieux de ne pas avoir de réseau.
Enfin après 4h30 de ce traitement, j'arrive en gare de Strasbourg... Soulagée. Je prends bien sagement mon petit ticket TER (en pensant très fort Maison, douceuh maison) je le composte ("retournez le billet", évidemment) je le retourne, je le recomposte et là, CHRRLACK.
Mon billet s'est déchiré dans la machine.
Je hais les trains.
Crédit photo : Cameron Davidson
